Mode, art, ciné, culture : mes trouvailles de la semaine #48

Publié le 02 novembre 2014 par Marine Escurier @marineescurier
Dimanche, 2 novembre, 2014 0 Art/Graphisme, Ciné/Série, Déco, Mes trouvailles de la semaine, Musique

Le studio Six and Five est un studio formé par deux directeurs artistiques travaillant sur des projets entre art contemporain et design. Les photos ci-dessus sont en fait des mises en scène de la typographie Abelina designé par Yani Arebana. Le but de ces photos est donc de créer un univers autour de cette typo, alliant l’univers culinaire à la typo. Ce travail n’est qu’un aperçu de tout le  concept de Six and Five, que je trouve très intéressant pas son approche de l’art hybride et très contemporaine.

Vous avez sans doute déjà eu l’occasion de découvrir la nouvelle publicité Chanel N°5, mettant en scène Gisèle Bunchden dans un décor à la fois urbain et marin. Mais plutôt que de vous montrer ce clip que vous aurez sûrement l’occasion de revoir mille fois après ça, je voulais plutôt faire un focus sur la musique et sur la sublime reprise de la chanson culte « You’re the one that I want » par Lo-Fang, chanson phare de la comédie musicale Grease. L’artiste réussi à rendre ce titre joyeux et pétillant,  mélancolique et envoûtant mais toujours aussi génial. Je ne m’en lasse pas.
 
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Klin d’oeil, vous connaissez ? Il s’agit d’un salon organisé sur plusieurs jours à Paris qui propose les stands d’une trentaine de créateurs (bijoux, mode, papeterie, maroquinerie…) avec toute une progra musicale ainsi qu‘une restauration excellente. Bref, un petit concentré de cool qui était présent au Pitchfork festival ces trois derniers jours. Et même s’il est trop tard pour y participer, on peut quand même trouver sur le site les créateurs présents à l’événement, et découvrir de très jolies choses. À surveiller de près pour les prochains events ! Justement en parlant des créateurs Klin D’oeil, j’ai découvert la marque de céramique artisanal yfNa. Je suis tombée sous le charme de ses créations poétiques et délicates, comme par exemple ce trio d’assiettes aux couleurs douces.

 

Alabama Monroe est un film belge de Felix Van Groeningen, sorti en 2013 et gagnant du César du meilleur film étranger.

Didier, joueur de banjo et fan de l’Amérique country rencontre Elise, tatoueuse et très jolie chanteuse. Ils mènent ensemble une vie bohème entre les concerts de leur groupe de country et leur vie dans une vieille ferme retapée. Et puis Elise tombe enceinte et leur vie continue à trois, jusqu’au jour où, sept ans plus tard, leur fille est diagnostiquée leucémique. Alors commence la descente aux enfers. 

Terrible, magnifique mais terrible, c’est ainsi que l’on pourrait qualifier ce film. Contrairement à la bande annonce, les séquences du film ne suivent pas du tout la chronologie de l’histoire, ce qui nous laisse longuement présager la sombre finalité du film qui ne pouvait être autre que fatale. Ce n’est pas vraiment un film sur le cancer mais plutôt un film sur les rêves et la réalité, la fugacité du bonheur et l’écrasement du malheur. C’est aussi un magnifique hommage à la musique country, présente tout le long du film, aussi bien joyeuse que douloureuse. C’est un film qui ne laisse pas d’espoir, mais qui étrangement ne s’enferme pas dans un mélo tire-larmes et réussi quand même à faire rêver, par sa musique envoûtante et ses grands espaces de liberté.

On ne s’y sent pas étouffé, et c’est pour cela que l’émotion est intacte.